Imaste Dio

(Mikis Theodorakis)

Imaste dio, imaste dio
Ki'ora simanè okhto
Svissè to foss, ki'emba frouross
To vradi tha'rthounè kssana

Emba brosta, emba brosta
Ki'ali pisso akholouthoun
Meta siopi, ki'akholouthi
To idio tropari to gnosto

Varanè dio, varanè tris
Varanè khilious deka tris
Ponass éssi, ponao ki'ego
Ma pioss ponaï pio poli
Tha'rthi kèros na mass to pi

Imaste dio, imaste tris
Imaste khilii déka tris
Kavala pamè sto kéro
Mé to kéro, mé ti vrokhi
To ema pizi sti pliki
O ponoss yinètè karfi

To ékdikitis, to litrotis
Imaste dio, imaste tris
Imaste khilii déka tris


Nous sommes deux, nous sommes deux,
Huit heures ont sonné
éteins la lampe les gardiens frappent,
ils reviendront le soir

L’un va devant l’un va devant,
les autres suivent
puis le silence
et suit alors toujours le même refrain

Ils frappent deux, ils frappent trois,
ils frappent mille et treize
tu as mal et moi j’ai mal, qui donc a le plus mal
le temps viendra qui nous le dira.

Nous sommes deux, nous sommes trois,
nous sommes mille et treize,
nous chevauchons le temps
avec le temps avec la pluie,
le sang se sèche dans les plaies
la douleur un clou perçant.

Justicier, sauveur
nous sommes deux, nous sommes trois,
nous sommes mille et treize.